Association pour l’Histoire de l’Administration des Douanes

La signalisation des véhicules douaniers de 1980 à 2000

Mis en ligne le 1 juin 2019

La politique de contrôle de l’administration des douanes s’étant longtemps appuyée sur des postes fixes (postes frontières ou barrages), la question de la sérigraphie et de l’équipement des véhicule ne s’est longtemps pas posée. Au contraire, la question de la signalisation des barrages donne lieu à une importante littérature administrative et à la fourniture de moyens spécifiques : tri-flash, panneau « HALTE DOUANE », raquettes de signalisation,…

 

 

Véhicule de la division de Longwy, 1988 (coll. privée).

Il apparaît néanmoins très vite que les moyens de contrôle mobiles nécessitaient d’être identifiés sur les points de contrôle, dans le double but de renforcer la sécurité des agents et d’identifier les véhicules comme relevant de l’administration des douanes. A l’époque, les véhicules de l’administration sont encore seulement considérés comme relevant de catégorie B par l’article 92 du Code de la route, c’est-à-dire « dont il importe de faciliter la progression ». A ce titre, ils ne sont pas autorisés à utiliser des feux rotatifs, mais seulement des feux à éclat.

 

 

 

Plusieurs unités sont donc dotées, dans les années 80, de gyrophares. Pour ne pas avoir à équiper les véhicules de dispositifs fixes, plus onéreux, les gyrophares alors fournis sont aimantés et alimentés directement sur la prise allume-cigare. Relativement hauts, ils ne sont en principe pas prévus pour être maintenus sur les véhicules en mouvement, et particulièrement à grande vitesse.

 

Contrôle à Senlis en 1989 (Droits DGDDI/F. ROCHE).

Seules exceptions : les motocyclettes BMW R80, qui arborent le bleu adopté avec les motocyclettes MBK, font désormais l’objet d’une sérigraphie simple avec apposition du mot « DOUANES » sur chaque côté de la calandre.

 

 

Au début des années 1990 les gyrophares sont secondés par des rampes, elles aussi aimantées. Fonctionnant sur le même principe – feux à éclat bleus – elles permettent également de mieux identifier les véhicules avec une inscription « douane » rétroéclairée.

 

De la même façon, des plaques magnétiques sérigraphiées sont distribuées en grand nombre aux unités. Plus imposantes que celles des années 80, elles figurent toujours le mot « DOUANES »  inscrit en bleu entouré, cette fois, de zébras.

 

Rampe amovible introduite au début des années 90 (Droits DGDDI/F. Roche)..

Plaques magnétiques introduites au début des années 90.

 

 

 

 

 

 

Break présentant la première sérigraphie. La rampe Mercura est à feux à éclats. (Droits DGDDI/F. ROCHE).

 

 

C’est seulement en 1993 que les premiers véhicules sérigraphiés sont livrés dans les unités : Peugeot 405 breaks et bureaux mobiles J5, présentés au directeur général le 3 juin 1993.

 

 

Les améliorations apportées sont nombreuses :

  • apposition d’une sérigraphie rétro-réfléchissante
  • avertisseurs sonores
  • rampes lumineuses avec feux à éclat

 

Les motocyclettes suivent la même évolution : les nouvelles BMW se voient attribuer la même sérigraphie rétro-réfléchissante ainsi que deux feux bleus à éclat, vite surnommés « oreilles de Mickey ».

Peugeot J5, premier « bureau mobile » (Droits DGDDI/F. Roche).

Nouvelle sérigraphie des motocyclettes BMW (Droits DGDDI/F. ROCHE).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sérigraphie tend alors à se stabiliser. Une dernière évolution concerne l’adjonction de zebras, dont les couleurs refléteront les diverses normes européennes : rouges et blancs, bleus et jaunes (2013) puis rouges et jaunes (2018).

 

 

 

 

Les avertisseurs lumineux et sonores connaîtront encore quelques évolutions notables : le passage des véhicules des douanes en véhicules de catégorie A, prioritaires, emporte l’adoption, en 1998 de rampes à feux rotatifs ainsi que de sirènes « deux tons ».

 

 

Break en contrôle dynamique après 1998. On remarquera le panneau à messages variables (PMV) au niveau du haillon et la rampe à feux rotatifs.

 

De nombreux modèles de rampes équiperont les véhicules administratifs. Les contrôles dits « dynamiques » avec interception des véhicules en circulation se multipliant, les véhicules seront progressivement équipés de panneaux à messages variables, autonomes ou intégrés à la rampe gyrophare.

 

Xavier Rauch
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