Association pour l’Histoire de l’Administration des Douanes

La douane de Londres (Grande-Bretagne)

Mis en ligne le 1 novembre 2019

Une des premières mentions de la douane de Londres date de 1297. Cette année-là une balance fut mise en place pour la pesée des marchandises le long des quais de la ville. Le commerce des laines revêtait alors une grande importance qui allait préfigurer l’industrie textile britannique.

 

En 1385, la première véritable douane fut bâtie sur le « customer quay », à l’initiative de John Churchman Elle comprenait une pièce destinée à la conserve des poids et de la balance et une ou plusieurs autres pour les gardiens, contrôleurs, commis et employés. Le parallèle avec les balances (ou romaines) françaises est évident.

 

Une nouvelle douane fut édifiée vers 1559, et fut détruite par le feu en 1666. L’édifice qui lui succéda, conçu par Charles Wren, architecte de nombreux bâtiments en Angleterre fut, à son tour, la proie des flammes en 1718.

 

Une nouvelle construction s’ensuivit qui connut des difficultés de réalisation et qui malheureusement fut encore ravagée par un incendie en 1813.

 

La cinquième douane de Londres fut alors construite de 1813 à 1817 et sa représentation photographique actuelle figure en première page. Elle comporte 3 portiques de 6 colonnes ioniques et la travée centrale – ajoutée en 1825 – est l’oeuvre de l’architecte Robert SMIRKE célèbre bâtisseur du British Museum. L’édifice mesure 148 m de long sur 30 de large. Il contenait 180 pièces destinées aux 700 employés et aux 1000 domestiques et portefaix.

Le rez de chaussée était constitué d’entrepôts nommés « le bazar de la reine » où étaient vendues les marchandises saisies. Au premier étage se trouvait une grande salle de 58 m de long, de 20 m de large et de 15 m de haut.

 

Le lecteur trouvera ci-dessous une vue d’optique du 18ème siècle représentant l’édifice détruit en 1813. On y aperçoit sur la droite la Tour de Londres.

 

Vue d’optique colorée d’époque XVIIIè représentant la douane

 

Article publié dans le Bulletin d’information de l’AHAD n° 69 de janvier 2016

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